Un contraste net : +21,7% en pharmacie, quand le mondial vise +6,1% par an
En France, le marché des déodorants en pharmacie accélère fortement en 2025. Il atteint 93,2 M€ de chiffre d’affaires, en hausse de +21,7%, pour 10 millions d’unités vendues (+16%). Le prix moyen monte à 9,33 € (+4,9%), ce qui confirme une dynamique de premiumisation.
À l’échelle mondiale, la trajectoire apparaît moins “explosive”, mais solide sur la durée. Research Nester estime le marché à 28,7 Md$ en 2025, puis 30,4 Md$ en 2026, avec une projection à 51,8 Md$ en 2035, soit un TCAC de 6,1% sur 2026–2035.
La pharmacie française affiche une croissance 2025 très supérieure au rythme annuel mondial anticipé. En revanche, le monde offre un horizon long, donc une bataille structurelle sur les formats et les ingrédients.
En Pharmacie, la croissance se concentre sur les marques qui “réinventent” le segment des déodorants
Sur le terrain, la croissance se polarise autour de l’innovation, de la naturalité et des formats durables. Revue Pharma met en avant la percée de Respire (15,1 M€, +184,5%) et la traction du rechargeable. Dans le même temps, des références de déodorants plus “traitantes” conservent un rôle d’ancrage en pharmacie, comme Etiaxil Détransp (11,7 M€) sur la transpiration excessive, même si la dynamique ralentit.
Le benchmark mondial aide à expliquer ce qui se passe en pharmacie
Research Nester donne trois angles utiles pour lire la mutation en officine :
Natural/organic : le segment “naturel et bio” est annoncé comme majoritaire à terme, avec 55,6% de part projetée d’ici 2035.
Canal online : l’étude anticipe une montée de l’e-commerce dans la distribution.
Premiumisation + transparence ingrédient : la demande “formules naturelles” et la transparence pèsent, notamment sur des marchés à forte exigence.
En pharmacie, on retrouve la même logique, mais avec une spécificité : l’acheteur accepte plus facilement un prix moyen élevé pour les déodorants (ici 9,33 €) si la promesse combine tolérance, efficacité et “clean”.