En 2025, le marché français des compléments alimentaires dépasse pour la première fois la barre des 3 milliards d’euros. La croissance atteint 2,6 % par rapport à 2024. Ces données proviennent du baromètre annuel de Synadiet, réalisé avec Toluna en janvier 2026 auprès de 1 130 Français.
Le rythme ralentit cependant. En 2024, le secteur affichait +5,7 % pour 2,9 milliards d’euros. La tendance reste positive, mais la progression se modère.
La pharmacie à 55 % des ventes, en hausse de 3,7 %
La pharmacie concentre 55 % des ventes. Sur ce canal, la croissance atteint 3,7 % en 2025. C’est un rythme supérieur à celui de l’ensemble du marché.
Trois segments dominent les ventes officinales. Vitalité/immunité génère 398 M€. Humeur-stress-sommeil suit à 281 M€. La digestion complète le trio à 276 M€. Ces chiffres reflètent directement les troubles déclarés par les consommateurs : fatigue (45 %), stress (41 %), sommeil perturbé (41 %).
Par ailleurs, 99 % des pharmaciens conseillent des compléments alimentaires. 87 % notent une augmentation de leur conseil au cours des dernières années. Dans 20 % des cas, l’achat en officine fait suite à une recommandation médicale.
Un budget maintenu malgré les arbitrages
58 % des consommateurs maintiennent leur dépense en compléments alimentaires en 2025. 17 % l’augmentent. En comparaison, 52 % réduisent leur budget vêtements, 44 % leur consommation d’énergie et 30 % leur alimentation.
42 % des utilisateurs dépensent plus de 60 euros par an. Le profil reste majoritairement féminin, classe moyenne supérieure. La satisfaction atteint 90 %, portée par l’efficacité perçue et le rapport qualité/prix.
En outre, 61 % des Français déclarent avoir consommé des compléments alimentaires au cours des deux dernières années. Ce taux reste stable. Huit consommateurs sur dix en font un usage régulier, plusieurs fois par an.
Les circuits sous tension : pharmacie tient, GMS et bio reculent
En réseau physique, les ventes en GMS et en bio reculent. La pharmacie et la parapharmacie cumulent néanmoins 74 % des lieux d’achat déclarés.
La vente en ligne progresse et atteint 11 % du marché. La e-pharmacie reste le premier canal en ligne. Toutefois, sa part recule au profit des sites généralistes. Ainsi, 35 % des acheteurs en ligne passent par Amazon. 8 % utilisent d’autres marketplaces. 5 % se tournent vers les plateformes à bas coût.
La naturalité reste le premier critère de choix pour 76 % des consommateurs. Le prix arrive en deuxième position à 75 %. C’est le seul critère en progression significative depuis 2022.