Le 4 juin 2026, la Fondation L’Oréal inaugure à Clichy un second salon mobile de soins, portant le dispositif “Beauty for a Better Life” à deux Airstreams pour 140 étapes entre juin et décembre. L’objectif est d’atteindre 5 000 femmes en situation de vulnérabilité d’ici fin 2026, contre 2 700 accompagnées par un seul salon en 2025.
De 2 700 à 5 000 : l’extension du dispositif itinérant
En 2025, le premier salon itinérant — un Airstream aménagé en espace de soin — avait accompagné 2 700 femmes lors de sa première saison en France. Pour la 6e édition du programme, la Fondation déploie un second salon mobile identique. La cible annuelle passe ainsi à 5 000 femmes, soit une progression de +85 % par rapport à l’année précédente.
Les 140 étapes couvrent des villes, des zones rurales et des quartiers prioritaires de politique de la ville. Les populations ciblées sont notamment les femmes en situation de précarité, atteintes d’une maladie grave ou victimes de violences conjugales ou familiales. Chaque étape s’appuie sur un partenariat avec une structure locale d’accueil : hôpital, centre d’hébergement, maison des femmes ou association d’aide aux victimes.
Des socio-esthéticiennes diplômées assurent les soins — professionnelles à double formation, en techniques esthétiques et en accompagnement des publics fragilisés. Depuis le lancement du programme en 2007, la Fondation L’Oréal déclare avoir accompagné près de 200 000 femmes gratuitement en France et à l’international.
Beauty for a Better Life : trois axes d’intervention depuis 2007
Le programme “Beauty for a Better Life” s’articule autour de trois dispositifs complémentaires. Le premier repose sur des partenariats avec des structures de santé et d’action sociale existantes. Le deuxième consiste en des espaces solidaires permanents intégrés dans des établissements partenaires. Le troisième, en déploiement progressif depuis 2024, est le réseau de salons itinérants.
Par ailleurs, les socio-esthéticiennes mobilisées dans ces dispositifs suivent une formation selon le référentiel du CODES (Comité d’Organisation et de Développement de l’Esthétique Sociale), organisme professionnel de référence de la discipline en France. Leurs interventions couvrent notamment les environnements hospitaliers — oncologie, soins palliatifs, psychiatrie —, les structures médico-sociales et les établissements pénitentiaires.
En outre, la Fondation propose des formations aux métiers de la beauté à destination des femmes en parcours de réinsertion professionnelle. Ces formations constituent un volet distinct des soins directs, orienté vers l’accès à l’emploi dans le secteur esthétique.
L’étude Ipsos BVA : légitimité perçue et culpabilité déclarée
La Fondation a dévoilé en juin 2026 les résultats d’une enquête Ipsos BVA réalisée du 30 avril au 4 mai 2026 auprès de 2 000 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus. Ainsi, 95 % des répondants estiment légitime ou essentiel de pouvoir prendre soin de soi. Néanmoins, une femme sur deux déclare ressentir de la culpabilité à l’idée de s’accorder du temps personnel.
Sur la question de l’accès au soin des femmes en situation de vulnérabilité, plus de 9 Français sur 10 jugent difficile pour une femme confrontée à la précarité, une maladie grave ou des violences de prendre soin d’elle-même. Par ailleurs, 81 % des personnes interrogées estiment que la socio-esthétique peut favoriser le retour à l’emploi et la libération de la parole. 94 % souhaitent, en outre, une intégration plus importante de ces accompagnements dans les parcours de soin et de réinsertion sociale.
En effet, l’enquête porte sur l’ensemble de la population française et non sur les seules femmes en situation de vulnérabilité. Les 95 % de légitimité perçue et la culpabilité déclarée par une femme sur deux sont donc des données représentatives de la population générale.