Fiabila, du soin au bout des ongles
Un seul flacon pour nourrir les ongles, les cuticules et les cheveux. C’est la promesse de Nail’n’hair Milky Serum, le nouveau sérum lacté développé par Fiabila, qui mise sur la tendance de la « skinification » : appliquer aux cheveux et aux ongles les ingrédients habituellement utilisés dans les soins pour la peau.
Dans sa formule, on retrouve des céramides, des acides gras oméga, des amino-peptides d’algues marines et de l’huile d’argan. Un cocktail d’actifs présenté comme un soin 2 en 1, à la frontière du nail care et du hair care. Le fabricant met également en avant une composition formulée à 96 % d’ingrédients d’origine naturelle, selon la norme ISO 16128.
Côté packaging, le produit est conditionné dans un flacon compact en polypropylène recyclable. Son système airless est conçu pour protéger la formule, faciliter le dosage et limiter les pertes de produit. Un applicateur intégré permet une utilisation directe sur les ongles comme sur les cheveux.
Pour Fiabila, ce sérum se situe « à la croisée du nail care et du hair care », avec un seul produit pensé pour répondre à deux routines beauté.
Miele passe récurage d’une des corvées préférées.
« Vous nettoyez encore… Pourquoi ? » La question est au cœur de la nouvelle campagne européenne de Miele, lancée pour mettre en avant HydroClean, son système de nettoyage automatique intégré aux fours vapeurs combinés de la marque.
Miele entend libérer du temps passé à récurer le four. La technologie repose sur des générateurs de vapeur qui projettent un mélange d’eau chaude et de détergent HydroCleaner sur l’ensemble des parois intérieures. Le dispositif s’articule autour de 3 niveaux d’intensité selon le degré d’encrassement. Le cycle s’effectue seul en respectant 3 étapes : lavage, rinçage et séchage.
Pour faire connaître cette technologie, Miele déploie cette année une campagne d’envergure sur l’été en France, en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Le dispositif mêle affichage digital urbain, vidéo en ligne, réseaux sociaux et contenus d’influence.
La campagne se déroulera en 2 phases. Dès juin, des visuels CGI seront diffusés dans plusieurs grandes métropoles européennes, notamment Paris, Bruxelles, Amsterdam, Rotterdam et Luxembourg. À partir de juillet, le message deviendra plus concret avec des démonstrations produit centrées sur les bénéfices d’usage et le temps gagné au quotidien grâce à HydroClean.
Febea : le contenu vaut mieux que le contenant
Acheter le produit sans racheter l’emballage. C’est le réflexe que veut installer la Febea, la Fédération des Entreprises de la Beauté, avec sa campagne « Pourquoi remplacer quand on peut recharger », lancée le 16 juin 2026 à l’occasion de la Journée internationale de la recharge.
Car la recharge gagne du terrain dans les salles de bain. Selon une étude réalisée par Senseva pour la Febea en juin 2025, 59 % des consommatrices de cosmétiques déclarent avoir acheté au moins une recharge au cours de l’année écoulée. L’enquête a été menée du 20 avril 2025 au 1er mai 2025 auprès de 2 251 femmes, représentatives selon l’âge, la CSP et la répartition géographique.
La recharge ne concerne plus seulement quelques produits d’hygiène. Aujourd’hui, elle s’invite dans les shampooings, les parfums, les crèmes, les soins capillaires, les nettoyants, les démaquillants et même le maquillage.
Alors pourquoi la pratique ne décolle-t-elle pas davantage ? La Febea pointe trois freins : une disponibilité encore limitée en magasin, un manque d’information et une méconnaissance de certaines offres. La fédération pointe aussi un écart de prix entre la recharge et le produit avec son emballage, accentué lors des campagnes promotionnelles — un frein à la généralisation de la pratique.
« La recharge répond à trois attentes très concrètes des consommateurs : réduire les emballages, maîtriser son budget et simplifier certains gestes du quotidien », rappelle Emmanuel Guichard, délégué général de la fédération.
Pour faire passer le message, plus d’une dizaine de marques relaieront simultanément la campagne et mettront en avant leurs formats rechargeables : cartouches, godets, recharges compactes, formats souples ou flacons à transvaser.
Des ventes qui gonflent les chiffres et les lèvres
En pharmacie, le rouge à lèvres classique cède du terrain. Les gloss, huiles, baumes teintés et soins repulpants séduisent désormais les consommatrices, portés par des produits capables de maquiller tout en prenant soin des lèvres.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les douze derniers mois à fin janvier 2026, les rouges à lèvres traditionnels reculent de 2,3 % en valeur. Dans le même temps, les baumes, huiles et gloss bondissent de 36,4 %, les sérums et volumisateurs explosent de 73,4 %, tandis que les encres et liquides longue tenue progressent de 37,1 %.
Cette vague de produits hybrides permet au maquillage des lèvres de gagner du terrain en officine. Sa part de marché atteint désormais 9,3 %, contre 8 % il y a seulement 2 ans. Sur cette période, la catégorie affiche une croissance de 18 % en valeur.
Pour Ilhame El Mrabti, d’OpenHealth Company, cette progression est « intégralement portée par les formats innovants ». Des formules enrichies en acide hyaluronique, beurre de karité ou huiles végétales qui surfent sur la tendance du « no make up look », ce maquillage discret qui mise davantage sur la beauté naturelle que sur la couvrance.
Les laboratoires l’ont bien compris. En 2025, pas moins de 278 nouveautés lèvres ont été lancées en pharmacie. Elles ont généré 549 000 € de chiffre d’affaires et représentent 9,8 % du secteur. Plus spectaculaire, le Baume Couleur Stick 3 en 1 d’Embryolisse, en hausse de 371 % en valeur.
Coup de visses pour le bricolage
Le bricolage continue de perdre du terrain. En France, le secteur enregistre une 3e année consécutive de baisse. Les données de NielsenIQ évaluent le marché à 24,2 milliards d’euros, en recul de 3,2 %. Pour la FMB et Inoha, qui mesurent uniquement les grandes surfaces de bricolage, les ventes baissent de 1,4 %, à 21,8 milliards d’euros.
Le ralentissement est moins brutal qu’en 2024 (-4,3 %), mais la situation reste préoccupante. D’autant que le nombre de magasins continue d’augmenter. La France compte désormais 2 400 points de vente, soit 1 % de plus qu’un an auparavant.
Le vrai signal d’alerte se trouve ailleurs : le chiffre d’affaires au mètre carré recule de 2,4 % pour tomber à 2 714 euros en moyenne.
Les grandes enseignes de plus de 10 000 m², les « big box », résistent avec une baisse limitée à 0,3 % et représentent désormais 54 % du chiffre d’affaires du secteur. À l’inverse, les formats dépôt reculent de 3,3 % et les magasins de proximité de 2,1 %.
Pendant ce temps, Internet gagne du terrain. Les ventes en ligne progressent de 7,7 %, alors que les achats en magasin reculent de 1,9 %. Mais le bricolage reste un univers très physique : le e-commerce ne pèse encore que 6,2 % du marché, loin des 35 % observés sur les produits techniques. Pour la FMB et Inoha, « de nombreux produits sont pondéreux, volumineux, fragiles ou difficiles à expédier ».
Quelques voyants repassent néanmoins au vert du côté de l’immobilier. Les autorisations de construire bondissent de 15 %, les mises en chantier progressent de 5 %, et les ventes dans l’ancien rebondissent de 13 %. Un souffle d’air frais qui contraste avec la confiance des ménages, toujours en retrait à 90 points, soit 10 points sous sa moyenne de long terme.