L’Oréal investit pour muscler sa production française – actu conso du 28/11/2025

Voici les sujets au programme de ce numéro, Kärcher détache en format compact et aspire les matelas. L’Oréal investit pour muscler sa production française. Chiffre et Marché : Kantar dévoile les tendances Consommation et Enseignes P11. Maquillage : pourquoi la grande distribution cherche sa place face aux parfumeries ? Enfin, le segment du petfood répond aux attentes des « pet parents » exigeants.

Le récapitulatif de l’actualité des marques et marchés autour des sujets de la consommation et de la distribution. Update News, un podcast de Beyond Sales, soutenu par Upsell + Action CO et présenté par Benoit.

Table des matières

L’Oréal investit 60 millions d’euros pour muscler sa production française.

L’Oréal frappe fort pour ouvrir la semaine Choose France : 60 millions d’euros sont injectés dans son usine de Gauchy, dans l’Aisne. Le groupe, accompagné du ministre de l’Économie Roland Lescure, veut réaffirmer son ancrage industriel. Le ministre le rappelle : « Face à un environnement mondial bousculé, investir en France est une priorité. »

Cette annonce rejoint celles de 150 entreprises, pour un total qui dépasse 30 milliards d’euros cette semaine.

La France reste un pilier pour L’Oréal : troisième marché du groupe, plus de 50 marques, 43 millions de consommateurs, 15.700 salariés, et près de 100.000 emplois générés, directs ou indirects. Plus d’un quart de la production mondiale sort des 11 usines réparties dans l’Hexagone. Ces trois dernières années, près de 500 millions d’euros y ont déjà été investis.

À Gauchy, spécialisé dans les parfums de luxe, le site de 230 collaborateurs se transforme pour doubler sa production. Saint-Quentin bénéficie de 70 millions d’euros, tandis que Vichy et La Roche-Posay ont reçu près de 60 millions d’euros pour soutenir la montée en puissance de la dermo-cosmétique.

Enfin, 65 millions d’euros ont été consacrés à la R&D. Avec 7 centres, 2.700 chercheurs et 694 brevets déposés en 2024, la France reste un moteur d’innovation pour le groupe.

Tendances Consommation et Enseignes, P11 2025.

Sur la période du 6 octobre au 2 novembre 2025, les dépenses des Français en PGC-FLS progressent de 2,1% en circuits généralistes, portées par une fréquence d’achat en hausse. La Proximité se positionne comme le circuit physique le plus dynamique. Il enregistre une hausse de 0,3 point, représentant maintenant 8,1% de part de marché et une fidélité en hausse de 1,2 point.

Au sein des grands formats, le tableau est plus contrasté. Les Enseignes De Marque Propre (EDMP) gagnent 0,1 point et s’établissent à 12,1% de PDM, tirées par une pénétration en progression de 0,9 point. Les Hypermarchés, eux, perdent 0,3 point, s’affichant à 37,8%. Les Supermarchés décrochent de 0,5 point, passant à 30,9%, pénalisés par des paniers en baisse.

Côté enseignes, U signe la plus forte progression : +0,5 point, à 12,9%, soutenue par 552.000 clients recrutés. E.Leclerc gagne 0,3 point, à 24,4%, premier en PDM et 228.000 acheteurs supplémentaires en ligne et 709.000 en magasins.

À l’inverse, Carrefour perd 0,2 point, conservant sa deuxième position avec 21,2%, et Auchan Retail recule de 0,6 point, à 8,4%. Le Groupe Casino baisse légèrement, –0,1 point, à 2,9%.

Maquillage : pourquoi la grande distribution est-elle en difficulté face à l’essor des parfumeries et des discounters ?

Le maquillage décroche en grande distribution. Au 28 septembre 2025, les ventes chutent de 4,2% en volume et de 6,7% en valeur, enregistrant 325,55 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une désaffection qui s’explique par la montée en puissance des autres circuits. En tête : les parfumeries sélectives, emmenées par Sephora, qui signe une année 2024 record avec 2,5 milliards d’euros et une croissance de 16,4%.

Les enseignes spécialisées n’ont rien à envier à ce dynamisme. Kiko Milano progresse de 9,4%, à 176 millions d’euros en 2024, portée par les tendances réseaux sociaux et des innovations pensées pour la génération créatrice de contenus. À leurs côtés, Adopt et Yves Rocher gagnent aussi du terrain avec leurs prix accessibles.

Même les segments fantaisie, coffrets et accessoires plongent : –14,1% en valeur, à 3,83 millions d’euros, et –12% en volume.

Et une nouvelle menace se rapproche : la pharmacie. La marque By Terry s’y développe déjà et La Rosée, connue pour ses soins en stick, s’apprête à y lancer quatre poudres de maquillage. « Lancer cette gamme en pharmacie est un pari », reconnaît sa cofondatrice Coline Bertrand, qui veut regrouper « l’ensemble des essentiels beauté » au même endroit. Une offensive qui pourrait vite ouvrir la voie à d’autres marques et rebattre les cartes pour la GMS.

Marché du petfood : comment la segmentation répond aux attentes des « pet parents » exigeants ?

Le marché du petfood continue d’avancer, porté par des « pet parents » de plus en plus exigeants. En 2024, le secteur progresse de 3%, pour atteindre 6,6 milliards d’euros. Les chats concentrent 47,7% des ventes, les chiens 38,6%.

58% des Français vivent désormais avec au moins un animal. Le dynamisme ne dépend plus de l’inflation : la hausse des prix n’était plus « que » de 2% l’an dernier et la tendance se stabilise en 2025.

Face à ces nouveaux standards, les marques segmentent à grande vitesse. Selon NielsenIQ, 59% des propriétaires recherchent une alimentation apportant des bénéfices santé. Affinity Petcare y voit un signal « porteur » et décline Ultima avec des recettes ciblées : pour chiens, un saumon pensé pour « une bonne digestion, un pelage brillant et une peau saine » ; pour chats, un junior aux morceaux adaptés à leur petite mâchoire.

Autre tendance forte : la viande fraîche. Edgard & Cooper, née en 2014 et rachetée par General Mills en 2024, s’est spécialisée dans des croquettes élaborées « avec des ingrédients frais, comme du poulet ou de la dinde, cuisinés doucement ». Une approche qui impose chaîne du froid et production accélérée. « Avec de la viande fraîche, il faut la traiter presque comme de la nourriture humaine », rappelle son cofondateur, Louis Chalabi, qui revendique la première croquette européenne « faite avec 100% de viande fraîche ».

La dynamique attire de nouveaux acteurs : Elmut, lancée en 2019, vient de lever 3 millions d’euros pour enrichir ses recettes fraîches et développer de nouvelles friandises.