Beauté augmentée : quand l’intelligence artificielle accélère les crèmes
L’Oréal passe à la vitesse supérieure avec Nvidia et met l’intelligence artificielle au cœur de ses produits de beauté. Grâce à la plateforme Nvidia Alchemi, le groupe peut désormais prédire le comportement des molécules et simuler des formules complètes avant même leur fabrication.
Concrètement, les chercheurs testent des milliers de variables dans un environnement virtuel. Résultat : un développement annoncé comme 100 fois plus rapide, avec des produits plus efficaces et mieux adaptés aux attentes des consommateurs.
Deux priorités aujourd’hui : la photoprotection et la modulation du teint. L’objectif est clair : identifier la meilleure formule avant même de passer par le laboratoire, et gagner un temps précieux sur la mise sur le marché.
« Notre collaboration avec NVIDIA apporte une nouvelle dimension à la formulation prédictive », explique Barbara Lavernos. Un virage rendu possible par une base de données colossale de 17.300 téraoctets.
Derrière cette accélération, L’Oréal promet des soins plus performants, plus sensoriels et plus précis, issus d’une alliance entre technologie et créativité.
Starwax : 80 ans et une offensive pour s’imposer dans nos foyers
Starwax, la marque du groupe Altaïr, qui compte 9 marques et 370 références, vise 3 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires en 2026 grâce à des mises en avant massives et 10.000 euros de cadeaux pour les consommateurs.
Née en 1946 à Lille, Starwax fait office de marque référente de l’entretien. Elle pèse aujourd’hui 23% des ventes d’un groupe à 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, et affiche 33,2% de parts de marché sur le circuit spécialiste, en croissance de 37% depuis 2021.
« Elle est devenue un incontournable de nos habitats », affirme Stanislas Baudry. L’ambition est claire : devenir leader européen de l’entretien durable.
Pour séduire, la marque mise sur l’innovation avec de nouveaux produits, dont un nettoyant spécial robots et une gamme d’absorbeurs d’humidité. Elle s’appuie aussi sur trois gammes, dont 18 références à plus de 85% d’ingrédients d’origine naturelle et 50 produits bruts pour le fait maison.
Côté production, 35 millions d’euros ont été investis depuis 2014, et 3 millions supplémentaires sont prévus en 2026. Aujourd’hui, 64% des fournisseurs sont français et 100% européens. Enfin, selon Discurv en 2025, 9 utilisateurs sur 10 sont satisfaits et 48% recommandent la marque.
Bricolage, jardin : des Français qui freinent, des marchés sous pression
Pas de reprise en vue pour le bricolage et le jardin. En 2025, les ventes reculent de 2,7%, avec un jardin à -1,1% pour 8,3 milliards d’euros et un bricolage à -3,2% pour 24,2 milliards d’euros. Même le petcare cale à -0,4%, à 5 milliards d’euros.
Côté consommateurs, le frein est net : 5 Français sur 10 ont réduit leurs dépenses et 75% ont renoncé à un achat durable, dont 12% sur l’outillage motorisé.
Dans les rayons, les écarts se creusent. Les bottes chutent à -15,9%, les pompes à -14,9%, les tondeuses à -8,3%. À l’inverse, certains segments tirent leur épingle du jeu : l’arrosage à +7,8%, les terreaux à 272 millions d’euros (+8%) ou encore les robots tondeuses à 206 millions d’euros (+8,4%, soit +66% en 3 ans).
Dans le bricolage, la chaleur booste les ventes : ventilateurs à 167 millions d’euros (+75%) et climatiseurs à 146 millions d’euros (+72%), tandis que l’outillage recule de -10,7%.
« Notre pari : un atterrissage à zéro en 2026 », annonce Nielsen IQ.
Dermocosmétique : la pharmacie devient le terrain de jeu des nouvelles marques
En 2025, la beauté en pharmacie accélère. Le marché atteint 2,5 milliards d’euros, contre 2,329 milliards en 2024, avec une croissance de +7,6%, soit plus de 143 millions d’euros supplémentaires.
Un succès porté par les dermocosmétiques, premiers moteurs avec +87,3 millions d’euros, devant les solaires à +43,5 millions et les déodorants à +17,7 millions. La pharmacie s’impose ainsi face aux grandes surfaces et à la parfumerie, en perte de vitesse sur les soins experts.
Côté marques, les écarts se creusent. SVR signe la plus forte contribution avec +32,6 millions d’euros (+37%), suivie par Avène (+19,2 millions, +7%) et Caudalie (+15,1 millions, +13%). Mais ce sont les nouvelles marques qui bousculent le marché, comme Respire à +227% ou Krème à +143%.
Autre phénomène, la K-Beauty explose avec +71% en un an, passant de 10 millions d’euros en 2023 à 32 millions en 2025. « C’est encore un marché de niche, très porté par les réseaux sociaux », souligne David Syr.
Une dynamique qui transforme les rayons, entre innovation, accessibilité et nouvelles attentes des consommateurs.
Petit électroménager : les innovations qui font décoller nos cuisines
Le petit électroménager continue de progresser en 2025, porté par l’innovation. En Europe, les ventes grimpent de +2% au Royaume-Uni et en Allemagne, jusqu’à +7% et +8% en Italie et dans les pays nordiques. « L’innovation est le moteur de la croissance », souligne Gfk.
Côté prix, stabilité autour de 70 euros, mais un consommateur toujours attentif : 21% des achats se font en promotion, jusqu’à 26% sur l’entretien du sol. Le mois de novembre pèse à lui seul plus de 15% du chiffre d’affaires.
Dans les rayons, certains produits explosent. L’aspirateur balai laveur bondit de +66%, avec encore seulement 16% des foyers équipés. Les robots aspirateurs suivent à +28%.
L’airfryer confirme son succès avec 304 millions d’euros de chiffre d’affaires, +9% en 2025, et 38% des foyers équipés, dont 58% l’utilisent au moins 1 fois par semaine.
La chaleur booste aussi les ventes : ventilateurs à +75%, climatiseurs à +85%.
Côté usages, de nouvelles habitudes émergent : les défroisseurs progressent de +22,6% et équipent 13% des foyers. « La jeune génération est bien plus tournée vers le défroissage », observe le Gifam.