Elica valorise ses gammes primées à l’international.
Le fabricant italien Elica démarre 2026 sous le signe de la reconnaissance internationale. La hotte Element et la gamme de fours Virtus viennent d’être primées par plusieurs jurys de design de premier plan, une vitrine stratégique sur un marché de l’équipement de cuisine de plus en plus concurrentiel.
Avec la hotte Element, Elica mise sur une promesse claire : plus de performance, moins de consommation. Le produit associe une aspiration périmétrale invisible, un moteur sans balais EcoFair à haut rendement énergétique, et une connectivité intelligente Connex, utilisable via application mobile ou commande vocale.
Déclinée en 90 et 120 centimètres en mural, ou en 120 et 180 centimètres en îlot, la hotte propose aussi la fonction Multi Connection, qui synchronise automatiquement l’aspiration avec les plaques de cuisson de la marque. Son éclairage LED dimmable à 3 500 kelvins répond à un double usage, fonctionnel et décoratif, tandis que des étagères modulaires renforcent la logique d’aménagement.
Ces choix technologiques et esthétiques sont récompensés par cinq distinctions internationales.
L’atypique Iräye investit le soin topique
La marque suisse Iräye fait son entrée sur le marché des soins topiques avec une promesse forte : revitaliser la peau en s’appuyant sur la science du système lymphatique. Son innovation phare, présentée comme « le tout premier sérum » spécifiquement conçu pour renforcer la santé cutanée, est déjà en attente de brevet. Il repose sur le complexe Lymphactive, capable de stimuler l’activité lymphatique de 250 %.
À l’origine du projet, une conviction scientifique. « Pour prendre soin de notre peau, on apprend à prendre soin de notre système lymphatique », affirme le Professeur Michael Detmar, cofondateur de la marque et spécialiste reconnu de la biologie cutanée. Une approche encore peu explorée par l’industrie cosmétique.
Le complexe Lymphactive est issu de dix années de recherche, au cours desquelles plus de 2 200 extraits botaniques ont été analysés. L’objectif : réduire les signes visibles du vieillissement et dynamiser la peau. Les formules intègrent également du bio-rétinol, de la niacinamide et de la vitamine C d’origine végétale, afin d’agir en synergie et d’apporter des résultats visibles.
Iräye étend sa stratégie au-delà du visage avec des soins pour le corps, dont un Body Gua Sha destiné à favoriser le drainage lymphatique. La marque mise aussi sur des contenants rechargeables et des ingrédients naturels, dans une logique environnementale assumée.
Hygiène-beauté : moins de plastique, plus de recharges, le grand virage des emballages.
Dans les rayons hygiène-beauté, le virage est engagé. Chaque année, le secteur met sur le marché près de 94 000 tonnes d’emballages en France, selon la Fédération des entreprises de la beauté. Le plastique reste dominant et représente plus de la moitié des packagings. En 2021, la filière pesait 5 % de l’utilisation totale de plastique en France.
Sous l’effet du règlement européen PPWR, pour Packaging and Packaging Waste Regulation, les marques doivent réduire la voilure. Le texte acte déjà l’interdiction des doubles parois, des doubles fonds et des couches inutiles.
Les obligations entreront en vigueur le 1er janvier 2030, avec des critères d’évaluation attendus au plus tard en 2027. Un calendrier jugé serré par les industriels. « Quatre à cinq ans s’avèrent un délai particulièrement court pour convertir l’intégralité d’un parc d’emballages », alerte Christophe Morin, ingénieur emballage, évoquant des investissements lourds.
Un défi d’autant plus complexe que le marché reste fragile. En grande distribution, l’hygiène-beauté subit encore les effets de la loi Descrozaille, entrée en vigueur le 1er mars 2024, de l’inflation et des arbitrages de consommation. À la P12 2025, les volumes sont quasi stables à – 0,3 % et les ventes en valeur en repli de – 1,7 %, selon Circana.
Pour avancer, les marques accélèrent sur les recharges, les produits solides et des matériaux plus vertueux, tout en soignant le design, devenu clé en rayon et sur les réseaux sociaux. Certaines passent déjà à l’action, comme Yves Rocher.
« Nous avons presque supprimé le plastique des bouchons de nos crèmes hydratantes », explique Alexandra Ferré, directrice impact et RSE. Un nouvel équilibre entre écologie, usage et désirabilité, désormais scruté par les consommateurs.
Consommation 2025, reflet de l’arbitrage, du digital et une quête d’expérience.
Après deux années marquées par une hausse soutenue des prix, la grande consommation française retrouve un léger souffle en 2025.
Selon NielsenIQ, volumes et chiffre d’affaires progressent simultanément, une première depuis plus de dix ans, hors période Covid. Le marché des PGC-FLS atteint 140 milliards d’euros, en hausse de + 1,8 % sur un an.
Cette reprise s’inscrit dans un contexte toujours prudent.
« L’année 2025 restera historique pour la consommation en France : pour la première fois depuis 2014 hors Covid, nous observons une croissance simultanée des volumes et du chiffre d’affaires », souligne Xavier Ségalié, directeur général de NielsenIQ France.
Dans les faits, la reprise reste sous contrainte. Après + 20 % d’inflation cumulée entre janvier 2022 et janvier 2024, les prix reculent de – 6 % entre février 2024 et septembre 2025, mais près de 80 % des Français les jugent toujours élevés.
Les arbitrages structurent les comportements : l’alimentaire ne pèse plus que 16 % des dépenses des ménages, contre 29 % à la fin des années 1950. 65 % des foyers font de la chasse au gaspillage leur premier levier d’économie, tandis que 20 % continuent de restreindre leurs achats essentiels.
Les circuits évoluent aussi : le e-commerce progresse de + 2,8 %, la consommation hors domicile de + 2,0 %, tandis que les Français fréquentent désormais 3,5 enseignes différentes par mois, illustrant une consommation plus mobile, plus sélective et plus opportuniste.
InVivo sort Teract de la Bourse et recentre la stratégie.
Le groupe coopératif InVivo enclenche un tournant stratégique dans la distribution. Mercredi 15 janvier, il a annoncé le lancement prochain d’une offre publique de retrait sur Teract, suivie d’un retrait obligatoire.
L’opération est conduite avec les trois fondateurs historiques, Xavier Niel, Moez-Alexandre Zouari et Matthieu Pigasse, et met un terme à l’introduction en Bourse réalisée en 2022.
Teract est issu du rapprochement entre les activités de distribution d’InVivo et le véhicule d’investissement 2MX Organic, avec l’ambition initiale de bâtir un leader de la consommation durable.
Le groupe rassemble aujourd’hui plusieurs enseignes grand public, dont Gamm Vert, Jardiland et Boulangeries Louise. Mais la trajectoire a évolué. La vision portée à l’origine par les fondateurs « n’est plus aujourd’hui au centre du projet stratégique de la société », reconnaissent les parties dans un communiqué commun.
Le choix est désormais clair : reprendre le contrôle total pour simplifier la gouvernance et gagner en agilité. InVivo entend recentrer Teract sur son cœur de métier et basculer vers un modèle majoritairement fondé sur la franchise, afin de structurer un acteur davantage ancré dans les territoires.
À l’issue du retrait obligatoire, les fondateurs céderont leurs participations, représentant 13,29 % du capital, à InVivo, qui détient déjà 92,90 % de Teract et en contrôlera alors 100 %.
Le conseil d’administration, réuni mercredi 21 janvier, a approuvé à l’unanimité le principe de l’opération.