Gloria fait fleurir son offre en France
Gloria veut faire son trou dans les rayons bricolage et jardin. Le spécialiste allemand de la pulvérisation, né en 1947, accélère en France avec une cible très concrète : après 100.000 pulvérisateurs vendus en 2025, la marque veut doubler ses volumes d’ici 2027.
Son modèle, c’est l’Allemagne, où Gloria revendique près de 70% de parts de marché. En France, la marque part à l’attaque depuis sa filiale Gloria Maisons et Jardins, créée en 2023, avec un mot d’ordre résumé par Emmanuel Doose, directeur général France : « devenir leader de la pulvérisation en France ».
Mais Gloria ne veut plus vendre seulement des pulvérisateurs. La marque pousse aussi des solutions plus pratiques et plus sobres pour le jardin : désherbage thermique ou électrique, nettoyage de terrasses avec moins d’eau, et gamme Multibrush en alternative au nettoyeur haute pression. Le principe : mousse active, 5 à 10 minutes de pause, un coup de brosse, puis rinçage.
Autre nouveauté : Easy Sweep 18V, une balayeuse sur batterie pour la terrasse, le garage, la cuisine ou même le gazon synthétique. Avec ses 3 brosses et son réservoir de 4 litres, Gloria veut parler aux consommateurs qui cherchent des outils efficaces, simples et moins gourmands.
Cicéron dévoile l’anti-age en spray de Collagenium C3.
Un sérum, une crème… ou juste 3 pulvérisations. Cicéron veut simplifier la routine anti-âge avec deux brumes « sérum-crème » : Aura le matin, Nocte le soir.
Dans la formule, le complexe Collagenium C3, présenté comme capable de stimuler plusieurs types de collagène et de renforcer la peau sur 3 couches. Autour, des actifs connus : vitamine C stabilisée, acide hyaluronique, immortelle, huile de rose musquée et hydrolat de thé vert. Le tout vise l’hydratation, l’éclat et la réparation cutanée.
Côté résultats, Cicéron annonce une étude menée pendant 28 jours sur 22 hommes et femmes à peau sensible, avec contrôles ophtalmologiques. Les chiffres affichés sont accrocheurs : « 100% peau plus éclatante, 91% plus ferme, 95% plus élastique, 82% rides réduites ». La marque revendique aussi 8 heures d’hydratation et une action sur la barrière cutanée.
Chaque flacon contient 384 pulvérisations, soit environ 3 mois d’usage quotidien. Mode d’emploi : 3 sprays sur peau propre le matin avec Aura, 3 le soir avec Nocte, puis des mouvements ascendants pour faire pénétrer.
Jardinage : Evergreen veut du naturel qui envoie
Evergreen Garden Care veut parler aux jardiniers qui veulent du naturel, mais pas des produits mous. Avec plus de 600 M€ de chiffre d’affaires et +9% en France, le leader européen du jardin a profité des JdC Garden Trends à Marseille pour montrer ses nouveautés.
Chez Fertiligène, les engrais minéraux cèdent la place à une gamme premium à base de matières végétales. Le principe est simple : 1 seul apport par saison pour nourrir la plante plusieurs mois, avec du guano pour le coup de boost, du marc végétal pour durer, et de la corne pour tenir jusqu’à 6 mois. « Les jardiniers ne devraient pas avoir à choisir entre performance et origine naturelle », résume Julien Bernard Brunel, directeur marketing. Même le flacon passe au vert : bouchon doseur, plastique recyclé à 99%.
Côté terreaux, Evergreen pousse le sans tourbe, avec des fibres de miscanthus et de bois sourcées au plus près des magasins. Moins de transport, moins de carbone, mais une promesse claire : garder un substrat efficace.
Et le sujet qui parle à tout le monde, c’est le moustique. En 2026, la marque lancera un piège anti-ponte sans biocide, vendu par lot de 2, pour couvrir une terrasse ou un petit jardin. Un produit plus propre, plus discret, pensé pour l’extérieur. La gamme anti-rongeurs Home Defense, elle aussi, a été entièrement revue.
Fnac Darty : Kretinsky accélère en bas bruit du déploiement chinois.
Chez Fnac Darty, ça s’accélère. Daniel Kretinsky lance son OPA le 12 mai 2026. Le milliardaire tchèque détient déjà 28,5% du capital et veut désormais prendre la majorité du distributeur.
Son offre : 36 € par action, 81,12 € par obligation Oceane, soit une valorisation d’environ 1,1 milliard d’euros. Le conseil d’administration a dit oui à l’unanimité, après le feu vert de l’AMF obtenu le 7 mai.
Mais l’histoire ne se joue pas qu’à Paris. Bruxelles enquête sur JD.com, géant chinois du e-commerce, numéro 3 derrière Alibaba et Temu. Il veut racheter Ceconomy, maison mère de MediaMarkt et Saturn, pour 2,2 milliards d’euros. Problème : Ceconomy est aussi le deuxième actionnaire de Fnac Darty.
La Commission européenne soupçonne de possibles subventions étrangères pouvant fausser la concurrence. JD.com dément et parle d’une étape « procédurale normale ».
Côté français, Bercy a posé ses conditions : JD.com devra rester un actionnaire « dormant », sans toucher à la gouvernance. En toile de fond, un acteur très concret pour les consommateurs : Fnac Darty a réalisé 10,33 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier, en hausse de 0,7%.
Grande distrib : le ticket monte, pas le caddie
En avril 2026, les ventes de PGC-FLS progressent de +1,1% en chiffre d’affaires. Mais attention : les volumes, eux, n’avancent que de +0,7%. Le vrai moteur, c’est l’effet mix : +1,3%. En clair, les Français achètent un peu plus cher, ou différemment, mais pas beaucoup plus.
Dans les magasins, le match est net. Les hypermarchés reculent de -0,7%, les supermarchés de -0,9%. À l’inverse, la proximité cartonne à +5,4%, et l’e-commerce grimpe de +6,8%. Le drive et la livraison continuent donc de grignoter du terrain.
Rayon par rayon, même contraste. Le DPH, droguerie-parfumerie-hygiène, bondit de +4,1%. Les liquides gagnent +2,4%, le surgelé +2,1%, le frais +1,7%. Mais l’épicerie décroche de -0,9%.
Et dans le caddie, les marques de distributeurs restent gagnantes : +2% en volume, contre +0,3% pour les marques nationales. Les consommateurs arbitrent toujours, mais sans forcément acheter davantage.