Gaggenau maitre du froid modulable – actu conso du 23/01/2026

Voici les sujets au programme de ce numéro, Gaggenau lance sa gamme de froid modulaire. Electrobeauté, K-beauty… L’Oréal électrise 2026.Chiffre et Marché : Procos, le commerce spécialisé termine 2025 sur une note mitigée. Bricolage-Jardinage recule du marché en un an. Enfin, Dry January, quels chiffres retenir sur la consommation du sans alcool ?

Le récapitulatif de l’actualité des marques et marchés autour des sujets de la consommation et de la distribution. Update News, un podcast de Beyond Sales, soutenu par Upsell + Action CO et présenté par Benoit.

Table des matières

Gaggenau muscle le froid encastrable avec Vario Expressive

Gaggenau, marque haut de gamme du groupe Bosh / Siemens BSH, modernise son offre de réfrigération. La nouvelle gamme de froid encastré, Vario Expressive a été dévoilée mi-janvier. Au total, 11 appareils viennent enrichir la série : réfrigérateurs, congélateurs, combinés et cave à vin.

La promesse est claire : une modularité maximale. Avec ou sans poignées, clayettes et compartiments repositionnables, chaque configuration se personnalise. Le tout dans un univers visuel très Gaggenau, mêlant inox brossé foncé, aluminium anthracite et verre. L’éclairage LED blanc chaud s’ajuste automatiquement à la luminosité ambiante, sans éblouir.

« Notre objectif était de créer une expérience immédiate et discrète », explique Adriane Wassmandorf Mattos, responsable du design de l’interface.

Côté performances, les appareils embarquent un système de fraîcheur de niveau professionnel, avec un tiroir froid intensif et un ou deux tiroirs fraîcheur selon les modèles. Température et humidité sont réglées via des programmes dédiés pour préserver chaque type d’aliment.

La cave à vin Vario Expressive va plus loin, avec des zones de température indépendantes par étage, un système de mise à température pour la dégustation, un filtre à charbon actif, et une façade pleine ou vitrée avec protection UV.

Enfin, l’ensemble de la gamme est connectée à l’application Gaggenau Home Connect, permettant le pilotage à distance.

L’Oréal mise sur la lumière et la K-beauty pour électriser la beauté en 2026

Désignée entreprise la plus innovante d’Europe en 2025 par Fortune, L’Oréal ouvre 2026 sur une série d’innovations. Au CES de Las Vegas, le groupe a présenté deux produits primés, misant sur la lumière pour transformer les soins capillaires et cutanés.

Pour les cheveux, le Light Straight + Multi-styler revisite le fer à lisser grâce à une technologie brevetée de lumière infrarouge. L’objectif est de lisser efficacement sans agresser la fibre capillaire. Un enjeu clé, alors que certains appareils montent jusqu’à 205 degrés, ici, la température est limitée à 160 degrés, grâce à des plaques en verre, afin de réduire la casse et la perte de brillance.

La lumière est également utilisée pour le soin du visage avec le LED Face Mask, un masque d’électrobeauté en silicone transparent. Il diffuse deux longueurs d’onde ciblées : 630 nanomètres pour la lumière rouge et 830 nanomètres pour la lumière proche infrarouge, destinées à lisser, raffermir et unifier le teint. Ce produit est encore en phase de test et son lancement est prévu en 2027.

En parallèle du CES, L’Oréal Paris s’inspire de la K-beauty avec la routine Revitalift Filler Glass Skin. Elle se compose d’un soin, d’un fluide et d’un masque hydrogel, à poser pendant 90 minutes. La marque promet une hydratation sur 10 couches de l’épiderme et des résultats « visibles dès la première application ».

Magasins en berne, le commerce spécialisé termine 2025 en demi-teinte

Le commerce spécialisé français boucle 2025 sur une dynamique contrastée. D’après les chiffres publiés par Procos le 13 janvier, le chiffre d’affaires des magasins physiques recule de 0,8 pour cent sur l’ensemble de l’année. Le mois de décembre accentue le ralentissement, avec une baisse de 2,8 pour cent.

Dans le détail, les performances varient fortement selon les secteurs. Le jeu-jouet tire clairement son épingle du jeu, avec une hausse de 3,5 pour cent en magasins et de 8,7 pour cent sur Internet.

L’alimentation spécialisée résiste, avec une croissance proche de 2 pour cent, malgré un léger fléchissement en fin d’année. À l’opposé, l’habillement décroche, affichant moins 4,5 pour cent en décembre, pénalisé par des températures douces. Le secteur de la beauté termine également l’année en baisse de 2,6 pour cent.

Les habitudes de consommation continuent d’évoluer. L’extension du Black Friday à l’ensemble du mois de novembre a incité les ménages à anticiper leurs achats, pesant mécaniquement sur décembre. La fréquentation des magasins recule de 1,6 pour cent sur l’année.

Sur le plan géographique, Paris limite le recul à 1,2 pour cent en décembre et termine l’année en hausse de 1,6 pour cent, quand les régions Rhône-Alpes, Sud-Est et Sud-Ouest affichent des baisses comprises entre 3 et 4 pour cent.

Bricolage et jardinage : 890 millions d’euros envolés en un an

Le bricolage et le jardinage confirment leur passage à vide en 2025. Selon les données publiées par NielsenIQ, « mauvaise année pour les marchés du bricolage et du jardinage », résume Nicolas Léger, directeur customer insights du cabinet.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le bricolage chute de 3,2 pour cent, avec des ventes ramenées à 24,2 milliards d’euros. Le marché du jardin limite la casse, mais reste dans le rouge. Les ventes reculent de 1,1 pour cent, pour atteindre 8,3 milliards d’euros.

En valeur, la perte est nette : 800 millions d’euros envolés pour le bricolage et 90 millions d’euros pour le jardin, soit 890 millions d’euros perdus en un an.

Les ménages continuent d’arbitrer leurs dépenses à la baisse, au détriment des projets de travaux et d’aménagement. Signe plus inquiétant, 2025 marque la troisième année consécutive de recul, après 2023 et 2024, sans véritable retournement observé.

Un facteur pourrait toutefois changer la donne. Le marché de l’immobilier ancien s’est légèrement redressé en 2025, avec environ 940 mille transactions, contre 845 mille en 2024. Or, chaque déménagement alimente traditionnellement un cycle de travaux, susceptible de soutenir, dans les mois suivants, les ventes de bricolage et de jardinage.

Dry January, la sobriété gagne du terrain

Après les fêtes, le Dry January s’impose comme un rendez-vous de plus en plus suivi. Selon l’observatoire Chavin et CSA d’octobre 2025, 30 pour cent des Français y ont déjà participé au moins une fois en 2025, soit 11 points de plus qu’en 2024.

Ils sont 21 pour cent à avoir relevé le défi en 2025, tandis que 17 pour cent prévoient de le faire pour la première fois en 2026. Au total, 44 pour cent des Français déclarent vouloir participer l’an prochain. Les participants sont majoritairement des jeunes, des citadins, des femmes, qui représentent 55 pour cent, et surtout des « flexibuveurs ».

Côté marché, le vin sans alcool reste encore marginal, avec moins de 5 pour cent de part de marché, mais la croissance est rapide. Les vins effervescents sans alcool atteignent 5,4 millions de litres, en hausse de 10 pour cent, pour 27,6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les vins tranquilles sans alcool progressent à 4,3 millions de litres, soit plus 32,3 pour cent, pour 21,4 millions d’euros, selon Circana.

Cette sobriété dépasse janvier. D’après une étude Ifop pour Badoit, 76 pour cent des Français ont déjà fait la fête sans alcool, 83 pour cent chez les moins de 35 ans, et un jeune sur deux le fait régulièrement. Pour 67 pour cent, la fête sans alcool est « dans l’air du temps ». Dans ce contexte, Badoit accélère sur la mixologie, misant sur des cocktails sans alcool et des événements festifs pour accompagner l’évolution des usages.