Braun, se repositionne sur la beauté, le soin du linge et la cuisson – actu conso du 08/05/2026

Voici les sujets au programme de ce numéro : Neutrogena impose le SPF quotidien et dégaine Ultra Sheer. Braun, se repositionne sur la beauté, le soin du linge et la cuisson.Chiffre et Marché, la génération Z fait évoluer les codes en pharmacies. Beauté, hygiène et bucco-dentaire tirent les chiffres de la pharmacies. Enfin, le commerce spécialisé décroche en mars selon Procos.

Le récapitulatif de l’actualité des marques et marchés autour des sujets de la consommation et de la distribution. Update News, un podcast de Beyond Sales, soutenu par Upsell + Action CO et présenté par Benoit.

Table des matières

Neutrogena veut faire du SPF un geste beauté quotidien

Invisible sur la peau, omniprésent dans la routine. Neutrogena lance en France Ultra Sheer, sa première gamme de protections solaires invisibles. Neutrogena inscrit le SPF comme un réflexe de tous les jours, avec des textures plus légères et plus confortables à porter.

La marque mise sur plus de 40 ans d’innovation solaire et une formule développée avec des dermatologues. Au cœur de la gamme : la technologie Helioplex SL, une protection invisible “3 en 1” qui combine filtres UV nouvelle génération, complexe antioxydant et actifs ciblés. Le loboratoire annonce une protection large spectre contre les UVB, les UVA, mais aussi contre la lumière visible et la pollution.

Trois références arrivent en rayon. Le Fluide Solaire Invisible Hydratation SPF 50 et la Crème Solaire Invisible Hydratation SPF 50 visent les peaux normales à sèches. Le Fluide Solaire Invisible Oil Control SPF 50+ cible les peaux à tendance acnéique. Toutes les formules contiennent du niacinamide ainsi que des vitamines C et E pour préserver l’hydratation et la barrière cutanée.

Neutrogena avance aussi ses résultats cliniques : 99 % des utilisateurs apprécient la texture invisible et 92 % déclarent une peau hydratée. Un Fluide Solaire Invisible Anti-Âge SPF 50 complète la gamme, avec une action annoncée sur les taches pigmentaires et les rides.

La marque ajoute enfin un Lait Corps Solaire Invisible Hydratant SPF 30 et SPF 50, pensé pour toutes les carnations et tous les types de peau.

Braun muscle son jeu dans la cuisine et le soin du linge

Blenders, air fryers, centrales vapeur : Braun remet la pression sur le marché français. Début avril à Paris, lors de l’événement “The Light Studio”, la marque allemande a déployé toute sa gamme maison et beauté pour renforçant son positionnement et ses ambitions avec le Groupe De’Longhi et Procter & Gamble.

Plus de 100 ans après sa création à Francfort-sur-le-Main, Braun revendique toujours le même credo : design, performance et durabilité. Une identité que la marque veut réaffirmer auprès des distributeurs comme du grand public. « L’idée était de capitaliser sur cet événement pour rappeler la puissance de Braun », explique Charles Dézé, chef de groupe Marketing De’Longhi France.

Sur la préparation culinaire, Braun conserve une position solide. La France est même le 2e marché européen pour les blenders, derrière l’Allemagne, sur une catégorie toujours en croissance. En revanche, la marque reconnaît devoir accélérer sur le soin du linge. « Notre objectif est clair : consolider notre position sur le mixeur plongeant et redévelopper la partie soin du linge », insiste Charles Dézé.

La démonstration phare concernait la centrale vapeur CareStyle 9. Un produit issu de 5 ans de R&D, équipé de la technologie AutoSteam : le fer détecte les mouvements et adapte automatiquement la vapeur, sans appuyer sur la gâchette. Braun a aussi mis en avant le mixeur plongeant MultiQuick 7, les air fryers TwinCook 5 et MultiFry 5 avec sa capacité de 6 litres.

Clin d’œil à son héritage design enfin avec le presse-agrumes CitrusQuick 3. Le modèle original de Braun, dessiné par Dieter Rams en 1972, est aujourd’hui exposé au Museum of Modern Art de New York.

La génération Z bouscule les pharmacies

TikTok avant le comptoir, mais pas sans validation scientifique. Les 14-29 ans changent les codes de la pharmacie. La génération Z ne fuit pas l’officine : elle la compare, la teste et la juge. Nés entre 1997 et 2012, ces “digital natives” veulent du conseil, mais à leurs conditions.

« Ils ne consomment pas par réflexe. Ils évaluent », explique Émilie Rigault Fourcadier, consultante marketing. Pour cette génération, un produit doit cocher plusieurs cases : efficacité, composition, crédibilité scientifique, prix accessible et validation communautaire. Le tout avec une direction artistique forte. Sur TikTok, le packaging et l’image de marque comptent parfois plus que le discours technique.

Contrairement aux idées reçues, les jeunes continuent d’acheter en pharmacie. Véronique Duché, directrice générale d’Apothical, le confirme : « La pharmacie est pour eux un circuit facile d’accès et rassurant : le conseil y est fiable. »

Mais trois critères deviennent décisifs : disponibilité immédiate du produit, largeur de choix et prix. Le pouvoir d’achat reste limité. La marque Patyka l’a intégré en réduisant ses tarifs de 5 € sur son sérum et de 7 € sur sa crème hydratante.

Les catégories les plus recherchées : démaquillants, nettoyants, hydratation, soins anti-imperfections et solaires. Avec aussi une attente plus “plaisir”, incarnée par des marques comme Sol de Janeiro, encore peu présentes en officine.

Autre défi pour les pharmaciens : parler le langage des réseaux sociaux. TikTok, Instagram et YouTube influencent désormais la découverte produit et les achats “haul”. Certaines officines investissent donc les plateformes pour décrypter les compositions, expliquer les tendances et rendre leur expertise plus

Beauté, hygiène, bucco-dentaire : les nouveaux moteurs des pharmacies

Le marché du conseil en pharmacie ralentit, mais les habitudes de consommation changent vite. Au 1er trimestre 2026, le secteur progresse de seulement +0,9 %, à 2.772 Millions d’€, selon GERSData. Derrière cette stabilité, trois univers tirent les ventes : la beauté, l’hygiène et le bucco-dentaire.

Les pharmacies restent ultra-dominantes avec 89 % du marché, devant les parapharmacies à 7 % et l’e-commerce à 3 %. Mais Internet accélère nettement plus vite : +6,9 %, contre +0,7 % pour les pharmacies et +0,6 % pour les parapharmacies.

Premier moteur de croissance : la beauté. En officine, elle génère à elle seule +21,4 M€, avec une hausse de +4,8 %. Même tendance en ligne, où la catégorie bondit de +9,4 %, soit +2,8 M€. En parapharmacie, elle représente même 51 % du marché.

Deuxième levier : l’hygiène bucco-dentaire. Les ventes grimpent de +8,5 % en pharmacie, soit +9,8 M€. L’hygiène suit avec +6,5 % et +7,2 M€.

En parallèle, certains segments décrochent. La santé familiale, pourtant premier univers du marché avec 36,9 % des ventes, recule de -2,3 %, soit une perte de -21,5 M€ en pharmacie. Même tendance pour l’automédication, en baisse de près de 3 %.

Le commerce spécialisé cale, les achats plaisir décrochent

Mode, maison, restauration : le commerce spécialisé a nettement ralenti en mars. Selon Procos, les ventes en magasin ont chuté de -4,7 % par rapport à mars 2025.

Un recul en partie lié au calendrier : mars 2026 comptait un samedi de moins et les achats de Pâques ont été avancés début avril, les fêtes tombant le 5 avril cette année contre le 20 avril l’an dernier. Mais le ralentissement dépasse le simple effet calendrier. Sur l’ensemble du 1er trimestre, l’activité recule encore de -2,8 %.

Les consommateurs continuent de privilégier les dépenses essentielles. Résultat : les achats plaisir décrochent. L’équipement de la maison affiche la plus forte baisse du panel à -6 % sur le mois. L’habillement suit à -4,4 %. Même tendance pour la restauration à table, pénalisée par la perte d’un samedi, avec un recul de -6,2 %.

Quelques secteurs résistent malgré tout. L’alimentaire spécialisé bondit de +18,3 %, porté par les achats liés à Pâques, et reste positif sur le trimestre à +2,2 %. La beauté-parfumerie progresse encore de +1,4 %. Les enseignes culture, cadeaux et jouets limitent la casse en magasin à -1 %, grâce à un e-commerce plus dynamique, qui permet au secteur d’afficher +2,9 % sur le trimestre.

Côté fréquentation, la tendance reste presque stable à -0,5 % au niveau national. Les grands centres-villes gagnent en revanche +3,4 %, pendant que les zones périphériques et les galeries commerciales reculent. En régions, la Nouvelle-Aquitaine, l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bretagne et la Provence-Alpes-Côte d’Azur restent dans le vert. L’Île-de-France se maintient à -0,3 %.